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Anglais · Guide de prononciation

Comment prononce-t-on "good night" en anglais ?

goud NAÏT, accent sur « night ». Le gh de « night » ne se prononce pas du tout : il ne reste que naït.

good night ɡʊd ˈnaɪt

Deux syllabes, dont la seconde porte tout le poids. « Good » s'abrège encore une fois, et « night » s'étire sur sa diphtongue avant de se fermer sur un t sec.

Écouter : good night

Voix de synthèse gratuite du navigateur.

On décompose le mot

goo Voyelle courte et relâchée, entre ou et eu, tenue le moins longtemps possible parce que la syllabe n'est pas accentuée.
n Nasale identique au n français : la seule consonne du groupe qui ne demande aucun ajustement.
igh Ces trois lettres notent une simple diphtongue aï. Le gh est un vestige d'orthographe médiévale, totalement muet aujourd'hui, et chercher à le prononcer casse le mot.
t Un t final sec, articulé pointe de langue contre les alvéoles, souvent à peine relâché. Il ferme la syllabe net, sans le petit souffle vocalique qu'un francophone ajoute volontiers.

Écoutez-le dans une phrase

Good night, sleep well.

Bonne nuit, dors bien.

Écouter : Good night, sleep well.

Voix de synthèse gratuite du navigateur.

« Good night » ne sert pas à saluer quelqu'un le soir mais à prendre congé ou à souhaiter la nuit : on le dit en partant, ou juste avant d'aller se coucher. Pour aborder quelqu'un en soirée, l'anglais utilise « good evening », une distinction que le français ne fait pas avec « bonsoir ». « Good night, sleep well. » correspond exactement à cet emploi de séparation : la formule clôt la journée, et l'accent tombe si nettement sur « night » que la syllabe précédente semble s'y accrocher.

Là où les francophones trébuchent

Le groupe gh désarçonne : certains le prononcent comme un g, d'autres cherchent une aspiration. La réponse est plus simple qu'il n'y paraît — ces lettres ne se disent plus depuis des siècles. Il ne reste qu'un n, une diphtongue aï, et un t final. Le t de fin appelle l'autre correction. Le français aime faire suivre ses consonnes finales d'un petit relâchement vocalique, ce qui donne « naïte » avec un e presque audible. En anglais, la consonne se coupe net, parfois même retenue dans la gorge, et ce silence brutal fait partie intégrante du mot.