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Anglais · Guide de prononciation

Comment prononce-t-on "one" en anglais ?

OUANN, une syllabe brève, attaquée par un w. Le o s'entend « ou-a » : rien dans l'orthographe ne l'annonce.

one wʌn

Monosyllabe court. Toute la surprise vient de ce que la lettre o ne donne aucun son de o : le mot commence en réalité par une consonne w suivie d'une voyelle centrale brève.

Écouter : one

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On décompose le mot

o Cette lettre note ici un w, c'est-à-dire l'arrondissement de lèvres du « oui » français. Une bizarrerie historique de l'orthographe anglaise qu'aucune règle ne permet de deviner.
o La voyelle qui suit est centrale et brève, entre le a de « patte » et le eu de « peur ». Ni un o ni un a français : la langue reste plate au milieu de la bouche.
ne Un n final ordinaire, pointe de langue contre les alvéoles, avec le e muet. Surtout pas de nasalisation : la voyelle précédente reste entièrement orale.

Écoutez-le dans une phrase

I only have one question.

J'ai seulement une question.

Écouter : I only have one question.

Voix de synthèse gratuite du navigateur.

« One » compte, mais fait aussi office de pronom : « the red one », « this one » — un emploi que le français rend par un simple adjectif ou par « celui-ci ». C'est également l'article « un » quand on veut insister sur le nombre, comme dans l'exemple ci-dessous. « I only have one question. » exploite exactement cette valeur d'insistance : « one » y est accentué pour souligner qu'il n'y en a qu'une, et le mot ressort donc encore plus nettement que d'habitude dans la phrase.

Là où les francophones trébuchent

Rien dans l'écriture ne prépare à ce qu'on entend. La lettre o initiale se prononce comme un w, et le francophone qui lit « onn » produit un mot que personne ne reconnaît. Il faut partir des lèvres arrondies, exactement comme pour dire « oui », puis relâcher aussitôt vers la voyelle. Second réflexe à combattre : la nasalisation. Voir la suite « on » déclenche automatiquement chez un francophone la voyelle nasale de « bon », et le mot devient « ouon ». Or en anglais l'air ne passe par le nez qu'au moment du n lui-même ; la voyelle qui précède reste franchement orale, bouche ouverte.