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Anglais · Guide de prononciation

Comment prononce-t-on "sorry" en anglais ?

SO-ri, accent sur la première syllabe. Le r anglais ne racle pas la gorge : la langue recule sans toucher nulle part.

sorry ˈsɑɹi

Le poids tombe franchement sur « sor- », qui s'allonge et se renforce, pendant que la finale s'éteint sur un i bref. Cette chute d'intensité à l'intérieur d'un mot n'existe pas en français.

Écouter : sorry

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On décompose le mot

s Un s sourd ordinaire, articulé un peu plus en avant qu'en français, mais sans difficulté particulière pour un francophone.
o Une voyelle très ouverte, proche du a de « pâte », et non le o arrondi de « sotte ». En américain surtout, la bouche s'ouvre largement et les lèvres restent détendues.
rr Le fameux r anglais : la langue se recule et se creuse au milieu de la bouche sans jamais entrer en contact avec le palais. Rien à voir avec le r français, qui frotte contre la luette au fond de la gorge.
y Se termine sur un i bref et détendu, non accentué. Ce n'est pas un « i » appuyé mais une voyelle affaiblie qui referme discrètement le mot.

Écoutez-le dans une phrase

Sorry, I don't understand.

Désolé, je ne comprends pas.

Écouter : Sorry, I don't understand.

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« Sorry » couvre un territoire étonnamment large : il excuse une bousculade, exprime la compassion (« I'm so sorry »), et sert même à faire répéter quelqu'un. Là où le français choisit entre « pardon », « désolé » et « excusez-moi », l'anglais s'en remet massivement à ce seul mot, dont le ton fait toute la nuance. Dans « Sorry, I don't understand. », le mot ouvre la phrase sur un ton d'excuse légère, avec l'accent bien marqué sur la première syllabe, avant que la voix ne redescende sur l'aveu qui suit.

Là où les francophones trébuchent

Le r est le grand révélateur ici. Prononcé à la française, avec ce raclement uvulaire caractéristique, il fait sonner le mot comme du français à peine maquillé. L'anglais demande l'inverse : la pointe de la langue se relève et recule vers le milieu de la bouche, sans jamais toucher quoi que ce soit, et le son se produit dans cette cavité. La voyelle initiale pose un second problème, plus insidieux. En lisant o, un francophone arrondit les lèvres et produit « sori ». En anglais américain, cette voyelle est très ouverte et non arrondie, proche d'un a : le mot ressemble davantage à « sari » qu'à « sori », ce qui surprend au premier abord mais correspond bien à ce qu'on entend.