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Anglais · Guide de prononciation

Comment prononce-t-on "thanks" en anglais ?

THANKSS, une syllabe unique, dense en consonnes. Trois consonnes s'enchaînent à la fin — n, k, s — sans la moindre voyelle pour souffler.

thanks θæŋks

Court et compact. Toute la difficulté vient de la fin : le groupe -nks se prononce d'une traite, ce que le français, qui n'aime pas empiler les consonnes, cherche instinctivement à découper.

Écouter : thanks

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On décompose le mot

th Langue entre les dents, air qui s'échappe autour : le son sourd de « think ». Le substituer par un s produit « sanks », qui sonne aussitôt comme du français déguisé.
a Voyelle très ouverte et franchement orale, mâchoire abaissée, proche du a de « patte » mais plus étirée vers le è. Aucune nasalisation, contrairement à ce que la suite « an » suggère à un œil français.
nks Trois consonnes d'affilée : nasale au fond du palais, puis k, puis s. Elles s'enchaînent sans voyelle intercalée ; ajouter un petit « e » entre elles casse le mot en deux syllabes qu'aucun anglophone n'entend.

Écoutez-le dans une phrase

Thanks, that's very kind.

Merci, c'est très gentil.

Écouter : Thanks, that's very kind.

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« Thanks » est le remerciement léger, celui qu'on lance sans y penser quand on vous tient la porte ou qu'on vous passe le sel. Il est plus bref et plus familier que « thank you », mais parfaitement poli : ce n'est pas un remerciement au rabais, seulement un remerciement rapide. « Thanks, that's very kind. » place le mot en tête, isolé par une virgule, ce qui laisse entendre distinctement l'empilement final -nks avant que la voix ne reparte sur la suite.

Là où les francophones trébuchent

Deux pièges se cumulent ici, et le second est souvent ignoré. Après avoir travaillé le th, beaucoup de francophones butent sur la fin du mot et insèrent une voyelle de secours : « thank-eusse ». Le français répugne à terminer sur trois consonnes, alors il en aère le groupe. En anglais, tout doit tenir dans un seul mouvement de langue. À cela s'ajoute la tentation de nasaliser. En voyant « an », l'œil francophone déclenche automatiquement la voyelle nasale de « banc », et le mot devient « thanque ». Or la voyelle reste entièrement dans la bouche, bien ouverte, et le n n'apparaît qu'ensuite, comme une consonne à part entière.